Avec Julien Lepers
19/02/2013 17:07 par evelinemankou
Avec Julien Lepers sur France 3 lors des éditions QPUC Langue Française 2013
Première participation du drapeau du congo-Brazzaville en 25 ans d'émission.
Pour voir la vidéo de question pour un champion, copier et coller le lien suivant sur votre moteur de recherche . . . . . . http://www.france3.fr/emissions/questions-pour-un-champion/mercredi-20-mars-2013-rendez-vous-avec-le-maroc-le-canada-la-bulgarie-etAbout the Author
I’m originally from Congo-Brazzaville and migrated to Nice where I live since 1999. I was born in Dolisie. I started my college in Brazzaville. I left my country and flew to Abidjan – Ivory Coast in 1996 after achieving my literary college. I spent three years in a business education school in Abidjan.
In France I completed a BCCEA and in a meantime carried on a HR BA degree and English skills in London. Activist for human right I have been for years a volunteer secretary for ACCA (charity) in Nice. Passionate about writing, my first novel was published in 2005.
What inspired this work?
One day I read articles on the internet then I discovered abominable things, atrocities on the plight of albinos. As a revelation, I said to myself I have to do something.
The realization of the work
I started to write this story behind my computer screen at home in Nice. But I wasn’t really inspired. It was during a trip to New York in the winter, in the subway, I met a couple of albinos. They looked very much in love and there was something indeterminate in their eyes, something magical. Then in my mind, the scenario has materialized. I knew then how I would end my novel.
Background Editorial: under what conditions or situations have you written?
As I work, I often write in the evening, especially on weekends. Sometimes I wake up in the middle of the night to write when I have an idea.
Anecdotes and scenes surrounding this work
Nothing really.
Anecdotes and scenes surrounding this work
Nothing really.
A short summary of this work.
Africa is a land of traditions and beliefs. At 13 years old Mady was raped by her cousin and gave birth to an albino child. Consequently, she had to flee the village in order to protect her son from inescapable death and herself to avoid a ban that could surely be imposed. For the entire community, giving birth to an albino was synonymous of curse and bad omens for every new born baby in the family.
When forty years later Mady’s grandson discovers at the bottom of a trunk a notebook where laid his father’s history, he resurrects the past and allows his father Buesso to trace back his ancestry and fully find meaning to his life.
This is a testimony in three parts that presents Eveline Mankou. Above all, through her characters, the author wants to raise awareness about the influence of superstitions that engender family tragedies, even nowadays. This is a real appeal to education, the most proficient way of fighting against these barbaric practices.
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Présentation de l’auteur
Originaire du Congo Brazzaville, je suis arrivée à Nice en 1999. Née à Dolisie, je commence mon cycle primaire et secondaire à Brazzaville. Je quitte le Congo et m’envole pour Abidjan en Côte d’Ivoire en 1996 après l’obtention de mon baccalauréat littéraire où je passe trois ans dans une école de commerce.
En France, je poursuis une formation de collaborateur de chef d’entreprise artisanale et, en parallèle, valide un BA degree en HR et English skills à Londres. Militante pour des causes justes, j’occupe pendant des années le poste de secrétaire à l’action sociale pour l’association ACCA à Nice. Passionnée d’écriture, ma première Nouvelle est publiée en 2005.
Qu’est-ce qui a inspiré cette œuvre
Un jour je lisais des articles sur internet et là, j’ai découvert des choses abominables, des atrocités sur le sort des albinos. Comme une révélation, je me suis dis il fallait faire quelque chose.
La matérialisation de l’œuvre
J’ai commencé d’écrire cette histoire en fait devant mon ordinateur chez moi à Nice mais, le récit n’était pas encore fluide. C’est lors d’un voyage à New-York en plein hiver, dans le métro, j’ai rencontré un couple des albinos. Ils avaient l’air très amoureux et quelque chose d’indéterminé, magique si bien que, dans ma tête, le scenario s’est concrétisé. Je savais en fin comment j’allais écrire ma Nouvelle.
Contexte de rédaction : dans quelles conditions ou situations l’avez-vous rédigé
Comme je travaille, j’écris souvent le soir, les week-end. Parfois je me lève au milieu de la nuit pour écrire quand j’ai une idée.
Anecdotes et coulisses qui entourent cette œuvre
Pas d’anecdotes en particulier.
Un petit résumé de cette œuvre.
L’Afrique est terre de croyances et de traditions ancestrales. Alors quand Mady, 13 ans, violée par son cousin, accouche d’un enfant albinos, elle s’enfuit de son village pour protéger son fils d’une mort certaine, et elle-même d’un bannissement qui lui serait sûrement imposé. Cette naissance était pour toute la communauté synonyme de malédiction, et de mauvais présages pour toute nouvelle naissance au sein de sa famille.
Quand, quarante ans plus tard, son petit-fils découvre au fond d’une malle un carnet où était couchée toute son histoire, il ressuscite tout son passé et permet à son père de trouver enfin un sens à sa vie.
C’est un témoignage à trois mains que présente ici Éveline Mankou. Mais surtout, au travers de ses personnages, l’auteur veut nous sensibiliser sur l’emprise des superstitions qui mènent encore de nos jours à d’épouvantables drames familiaux. C’est aussi un véritable appel à l’instruction, seule arme qui pourra faire reculer ces pratiques barbares.
Les Africains qui pensent avoir réussi, c’est-à-dire ceux qui ont réussi pour avoir pensé avec intelligence les rouages d’intégration dans la société française se sont retrouvés samedi 1er décembre à Paris, pour la deuxième édition 2012-2013 du gala du "Gotha Noir", dans les salons d’Aveyron Paris-Bercy village. J’y étais. Le bureau du gotha a présenté au public, trié sur le volet, une brochette sur laquelle ils se sont représentés, tous autant qu’ils sont, comme élite c’est-à- dire comme agents occupant sur le champ social, une position de privilégiés. Par conséquent, on pourrait dire, qu’il s’agit moins d’un message adressé à La France, pays d’accueil, qu’aux pays africains pour des éventuels "positionnements" cela, dans un contexte où se conteste de plus en plus l’afro-pessimisme au profit de l’afro-optimisme. Oui, j’y étais car, en toute sincérité, j’adhère entièrement à la problématique de l’égalité des chances selon ses mérites surtout quand celle-ci est assortie d’une once de discrimination positive.
Mimétisme culturel
Elaborer des typologies a toujours été le propre de l’élite, quelle que soit l’origine ethnique de ses membres. Les Noirs de France (en Angleterre on préfère la notion de "Black") ont alors mimé ce que font les autres communautés (à l’image des Juifs, des arméniens, des Italiens, des Indiens etc.) en distinguant suivant un système de classement qui pour être arbitraire n’est pas neutre (ou pour être neutre est donc arbitraire) en distinguant, disais-je, ceux qui dans la diaspora ont réussi et ceux qui n’ont pas réussi. Le concept de réussite est ici entendu, bien sûr, en fonction du critère économique (le poids financier de l’agent social) et suivant sa capacité de réaliser un parcours professionnel modèle. C’est le cas de ceux qui se classent comme personnalités de l’aristocratie, acteurs du monde culturel, hommes de science, hauts cadres, chefs d’entreprise, médecins, chercheurs, sportifs de haut niveau ou hommes politiques etc.
Dynamique de la soirée
Cette époustouflante soirée communautaire placée sous le haut patronage de Madame George Pau-Langevin, Ministre déléguée auprès du Ministre de L’Education nationale, chargée de la réussite éducative, a débuté à 19h, heure de l’accueil des invités dans le petit salon pour le cocktail. A 20h : ouverture du grand salon, début des festivités suivi d’un exquis diner. L’évènement a été animé par deux figures de la télé : Amobé Mévégué de France24 et Dee Lay. Les intervenants se sont succédés : artistes chanteurs, poètes, comédiens. Ensuite a eu lieu un défilé de mode pour agrémenter la soirée.
Initié par le chirurgien-dentiste Elie Nkamgueu, fondateur et Président du Club Efficience depuis 2008, le Gotha Noir est plus qu’un concept. C’est un ouvrage original et unique en son genre. Sa spécificité est de sélectionner l’élite au sein des diasporas afro-française et antillaise en France. On peut, certes, rester dubitatif quant au critère de sélection, mais il n’existe pas de classement qui ne soit arbitraire, refoulant à la périphérie du réseau des gens qui n’ont pas moins de mérite mais auxquels l’opportunité de monnayer leur capital social sur le marché professionnel ne se présente toujours pas, des cracks qui ne parviennent pas de passer de l’ombre à la lumière ; bref d’avoir une visibilité. Oui, ça courre les rues, les génies après lesquels le succès ne courent pas...encore.
Le Gotha noir de France dresse donc un portrait de la place des Noirs et de leur contribution dans la société française d’aujourd’hui. « Le Club Efficience, synergie des compétences, a pour ambition de donner une meilleure visibilité aux hommes et aux femmes qui composent la diversité française. Mieux vivre ensemble, est la devise du Gotha noir. »
« La crème de la crème » a dit le président, a été sélectionnée selon différents critères. Il ne s’agit pas, pour autant, d’un annuaire, genre bottin mondain a ajouté Elie Nkamgueu. « Ce sont des biographies qui racontent des histoires et des parcours de réussite. Un outil aussi qui se veut pratique. » a-t-il continué. J’ai eu peur qu’il ne nous dise qu’il s’agit juste d’un club d’amis formant un groupe informel et, peut-être même ajouter qu’il n’était pour rien dans cette typologie ! (rires)
« Le Gotha Noir, je le crois, est une excellente initiative qui permet aux jeunes de croire que des Français venant d’Afrique noire peuvent réussir dans tous les secteurs : politique, économique, culturel, artistique, sportif et…je crois que c’est une très bonne chose car, il y a vraiment des exemples de réussite, mais qui ne sont pas toujours connus ! » C’est bien ce que je pense. Le gotha gagnerait d’être enrichi chaque jour d’illustres anonymes perdu dans la jungle de la société diasporique.
« Les jeunes ont l’impression que leurs origines africaines sont un frein à la réussite. Ce n’est pas vrai. Et, le Gotha Noir est un exemple qui leur montre concrètement qu’on peut réussir en étant issu de la diversité, que l’on vienne d’Afrique ou d’Asie, d’ailleurs ; parce qu’il y a des Français qui viennent de l’Inde, du Viêt-Nam, du Cambodge, du Laos…qui ont aussi réussi. »
Noir silence
Plus de 500 invités prestigieux : Jean Louis Borloo (Ministre) et d’autres Ministres français et africains notamment de la Guinée, Léon ( chanteur soul musique de la RDC).
J’ai noté la présence de Gaston Kelman (écrivain), Iman Ayissi (créateur de mode), Madame Colle, Pascal Légitimus (comédien), Claudy Siar (homme de média) et bien d’autres ; que du beau monde.
La seule crainte est de voir le gotha se transformer à la longue en ghetto sur lequel se couvre un... noir silence. A la manière d’une société secrète.
Vivement 2014 pour la 3ème édition.
Pour suivre les vidéos, cliquez sur les liens ci-dessous
Tv5 monde
Vidéo de l'émission entretien du jour
Vidéo Brazza TV
http://www.youtube.com/watch?v=cRRPr4GEax8
Vidéo Lady vous écoute
http://www.youtube.com/watch?v=q3l8NmgPFEA
Vidéo Lady vous écoute
QUESTION POUR UN CHAMPION http://www.france3.fr/emissions/questions-pour-un-champion/mercredi-20-mars-2013-rendez-vous-avec-le-maroc-le-canada-la-bulgarie-etL’émergence de la narration chez Eveline Mankou Ntsimba
Visibilité
Eveline Mankou a écrit 4 romans que les lecteurs apprendront à découvrir au moment opportun. Pour l’heure, pour se distinguer dans l’immense foule des écrivains anonymes, E. Mankou explore les réseaux sociaux très puissants et peu onéreux quand on veut quitter l’ombre pour la lumière.
Charité bien ordonnée commençant par soi-même, il ne se passe pas un salon, un colloque, une émission de radio sans que E. Mankou ne saisisse l’opportunité de s’y rendre pour gagner en visibilité.
Comité de lecture
Reste que le jeu arbitraire des lobbies de l’édition donne du fil à retordre aux jeunes auteurs chaque fois confrontés au syndrome de Marcel Proust. On sait que « A la recherche du temps perdu » fut refusé par un comité de lecture qui comptait en son sein un certain André Gide. Combien de chefs-d’œuvre seront jetés à la poubelle parce qu’une simple ponctuation mal mise aura rendu furieux un jury et privé le public d’une occasion de s’enrichir l’esprit.
Quand on parcourt l’œuvre d’Eveline Mankou, on voit que dans la vie, la persévérance est une béquille qui peut porter jusqu’au seuil de l’excellence. « Son œuvre » dira la critique Lina Badila dans une note de lecture, « gagne de plus en plus en maturité. » Pourtant Dieu sait combien les débuts furent laborieux. « Désormais j’ai compris les codes de l’écriture. Je n’ai plus droit à l’erreur » avoue l’auteure qui doit aussi une fière chandelle à la romancière Liss Kihindou, l’une de ses premières critiques. Eveline ne se contente pas d’écrire, elle crie, creuse, croie, croit en tout, croise tout le monde (y compris Jean-Luc Mélenchon), ne crache sur rien, ne crane point, ne craint rien.
Ouvrages
(1°) « Patience d’une femme» - (2°)« Misère humaine» - (3°)« Dialogue imaginaire et imagé entre la mère et fœtus » - (4°)« Instinct de survie » (paru ce 1er novembre 2012)- 5° « Danseur de l’ombre ». (à paraître).
Dans « Patience d’une femme », sa première œuvre, le matériau de l’écriture est puisé dans ses douloureuses expériences de jeune fille immigrée empêtrée dans un mariage interculturel où son conjoint européen la soupçonne de l’avoir épousé pour avoir ses papiers. Dans « Misère humaine », la condition d’immigrée de l’auteure continue de dominer l’œuvre. C’est ce qui a fait dire aux premiers critiques que son système de narration avait du mal à se libérer du carcan « autobiographique ». Au bout du compte, l’auteure commence à prendre une relative distance avec son propre vécu dans « Dialogue imaginaire et imagé avec un fœtus ». La rupture devient radicale avec « Instinct de survie » (bientôt en librairie) où l’auteure fait carrément preuve d’œuvre d’imagination. Dans « Danseur de l’ombre » Eveline Mankou s’aventure davantage dans la création romanesque, domaine où, quelque part, l’homme en donnant forme à des personnages imaginaires se fait l’égal de Dieu le Créateur. Grâce à cette puissance quasi divine E. Mankou peut désormais se prévaloir du titre d’auteure à part entière et, pourquoi pas, plus tard, entièrement à part.
Le fantasmatique
Bien que désormais campée dans la fiction, il reste qu’Eveline Mankou dont le cerveau a été alimenté, enfant, par les mythes et légendes du Bassin du Congo, puise dans ce magma ad ’hoc les briques qui lui permettent de construire son univers romanesque.
Alors qu’elle nous a habitué à une narration logique, brusquement, sans transition, les canons du rationnel sautent, le fantasque est carrément convoqué pour servir et valoir ce que de droit quant à son intrusion dans le monde de l’étrange. Ce changement devient opératoire dans « Dialogue imaginaire et imagé avec un fœtus » dont l’intrigue se base sur un incroyable échange intellectuel : un enfant qui n’est pas encore né en train de faire une leçon de morale à sa mère sur le monde où il est en voie d’être accouché. Le changement de registre surprend dans la mesure où E. Mankou coiffe le chapeau de magicien, elle qui se bornait de copier le réalisme matérialiste en vogue dans la littérature ambiante. On aurait dit Gogol avec son Nez ou André Boulgakov avec son « Maître et Marguerite ». Dans « Instinct de survie » Eveline Mankou s’attaque à un tabou en Afrique : l’albinisme, phénomène entouré de fantasmes et dont la sorcellerie s’est emparée comme objet d’investissement magique.
Formation
Dire que la métaphysique des contes écoutés au « mbongui » (foyer clanique) influence l’écriture de la romancière n’a rien ici d’original. C’est même inventer le fil à couper du beurre que d’avancer pareille hypothèse dans le cadre de la critique littéraire.
Alain Mabanckou a convaincu le jury Renaudot avec un roman « Mémoires d’un porc-épic » élaboré suivant ce système narratif du conte où le merveilleux le dispute au rationnel. C’est dire combien suivre cette piste-là peut s’avérer payant du point de vue de la distinction. Eveline Mankou peut désormais jouer dans la cour des Goliath de la trempe de Jean Malonga, Tchicaya U’Tam’si, Létémbey Ambilly, Sony Labou Tan’si, Alain Mabanckou, Marie-Léontine Tchibinda, Marie-Noëlle Bizi-Bazouma, Sylvie Bokoko, Marie-Louise Abia ; autant d’écrivains dont elle est la compatriote.
Motivations
Eveline Mankou est venue à l’écriture aussi bien par accident culturel que par amour des belles lettres, autant dire que tout chemin mène au quartier latin pour peu qu’on aime rimer avec les vers.
Après une enfance à Brazzaville, pays de Sony Labou Tan’Si, et une scolarité à Abidjan (pays d’Hamadou Kourouma) rien ne prédispose notre auteure au jeu intellectuel de la création romanesque. Enfant elle eut du mal à lire « Les versets sataniques » de Salman Rushdie qu’un beau-frère conservait dans sa bibliothèque. « Trop obscur pour moi » avoue-t-elle. Ensuite, elle fit sienne cette proposition : pour bien écrire, il faut écrire. Mieux : pour bien écrire, il faut lire, beaucoup lire. Mais last but not the least Eveline écrit en raison de cette rage qui l’habite depuis qu’elle a compris que seule l’écriture peut libérer l’Africain de sa « façon exagérée de vivre le monde ». Depuis, E. Mankou écrit et sublime la réalité, encore et encore, pour changer le monde noir de façon durable. « Instinct de survie » participe de ce combat qui consiste à faire la chasse à cet homme africain de Sarkozy qui n’est pas encore entré dans l’histoire. Ce qui est rassusrant, à ce sujet, c’est que N. Sarkozy valida une image d’Epinal.
Au fait, écrire ne valide-t-il pas une façon exagérée de vivre le réel ?
Quelle belle raison pour entrer dans le monde des livres !
http://www.jetsdencre.fr/lng_FR_srub_9_iprod_346-L-Instinct-de-survie.html
http://www.afrik.com/evelyne-mankou-brise-le-tabou-du-viol
Quatrième de couverture
Jeune, dynamique, indépendante, shoppeuse compulsive, victime de sa boss, ne désespérant pas de mettre la main sur un homme, un vrai : en quelques mots, voici le portrait de l’héroïne d’Evelyne Mankou. Il convient juste d’ajouter que cette célibattante est aujourd’hui enceinte. La tuile, d’autant que l’identité du père est absolument inconnue… Il faut d’ailleurs dire que dans sa quête du prince charmant, cette femme moderne n’a pas démérité au vu des déconvenues rencontrées. Autant d’aventures amoureuses tristes, risibles, cocasses sur lesquelles elle revient lors d’une discussion à bâtons rompus avec un fœtus qui l’accompagne dans son bilan de vie…
L’homme idéal: mythe ou réalité? La perle rare existe-t-elle ou chaque homme recèle-t-il une faille? Ces interrogations parcourent le dialogue original mis en scène par Evelyne Mankou, mais débouchent sur des constats qui dépassent les simples relations hommes-femmes, et engagent la société entière. On découvre à travers ce texte dont la tonalité oscille entre légèreté et dépit, une chick lit raisonnée qui appelle à dépasser les clivages sexuels. Jeune, dynamique, indépendante, shoppeuse compulsive, victime de sa boss, ne désespérant pas de mettre la main sur un homme, un vrai : en quelques mots, voici le portrait de l’héroïne d’Evelyne Mankou. Il convient juste d’ajouter que cette célibattante est aujourd’hui enceinte. La tuile, d’autant que l’identité du père est absolument inconnue… Il faut d’ailleurs dire que dans sa quête du prince charmant, cette femme moderne n’a pas démérité au vu des déconvenues rencontrées. Autant d’aventures amoureuses tristes, risibles, cocasses sur lesquelles elle revient lors d’une discussion à bâtons rompus avec un fœtus qui l’accompagne dans son bilan de vie…
L’homme idéal: mythe ou réalité? La perle rare existe-t-elle ou chaque homme recèle-t-il une faille? Ces interrogations parcourent le dialogue original mis en scène par Evelyne Mankou, mais débouchent sur des constats qui dépassent les simples relations hommes-femmes, et engagent la société entière. On découvre à travers ce texte dont la tonalité oscille entre légèreté et dépit, une chick lit raisonnée qui appelle à dépasser les clivages sexuels.
Pour plus d'information sur cet article
http://www.amazon.fr/Eveline-Mankou/e/B005DICEUS/ref=ntt_dp_epwbk_0
Google/eveline-mankou
Par Monique-Rachel Kesseng – journaldebrazza.com
Écrivaine congolaise, l’auteure en est à sa quatrième publication «L’Instinct de survie», aux Editions Jets d’Encre, où elle parle du viol et de la souffrance des albinos. Entretien.
Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs de journadebrazza.com ?
Je m’appelle Eveline Mankou, je suis née à Dolisie au Congo. J’ai passé mon enfance et mon adolescence à Brazzaville, d’où je suis partie en 1996, juste après le Bac pour Abidjan en côte d’ivoire, où j’ai passé 3 ans dans une école de commerce, après je suis arrivée en France, à Nice en 1999
Pour poursuivre tes études ?
Pour la découverte et pour chercher également la stabilité ailleurs, parce que le Congo n’était pas un pays très stable dans les années 90. Je suis restée à Nice jusqu'en 2005, l’année où ma première nouvelle a été publiée et puis j’ai eu la bougeotte, j’ai ressenti le besoin de découvrir un peu, j’ai commencé à voyager et je suis tombée amoureuse de Londres où je passe beaucoup de temps
L’instinct de survie n’est pas ton premier ouvrage - Combien d’écrits as-tu publié avant?
Ma première nouvelle La patience d’une femme a été éditée à Nice en 2005. C’est un peu autobiographique, mais pas tout à fait – En réalité je ne suis pas très patiente comme femme (Rires Ndlr) j’apprends à le devenir. C’est une histoire qui peut concerner toutes les femmes. L’héroïne est une femme, c’est un modèle de courage et les femmes surtout africaines sont très courageuses, elles savent endosser les choses. Le thème de ce livre est autour de l’immigration et des difficultés en Afrique. S’en est suivi un deuxième en 2010 - ça aurait pu être le même en fait puisse qu'il tourne aussi autour de l’immigration – C’est un recueil de dix nouvelles intitulé: La misère humaine, à savoir qu'est-ce qui pousse les africains à quitter le continent et aller chercher la vie ailleurs ? Et Comment ils vivent une fois qu'ils sont arrivés dans cet ailleurs
Pourquoi cette emphase sur le thème de l’immigration ?
Déjà en tant qu'immigrée, quand on arrive - celui que l'on trouve - le voisin, ou l’autochtone… il ne vous comprend pas, il se contente de ce qu’il voit à la télévision ou de ce qu'il entend. C’était une manière pour moi de dire voilà pour ceux qui veulent comprendre pourquoi je suis venue, lisez un peu pour voir
C’était donc une sorte d’exutoire?
C’est un peu abusé de parler d’exutoire, parce que mes nouvelles restent de la fiction, ce ne sont pas des histoires réelles. C’est vrai que quand on me lit, on peut avoir l’impression que ce sont des témoignages, mais pas du tout ! Les personnages n’existent pas, c’est de la fiction, basée sur des faits qui peuvent être réels
Et ton aventure littéraire ne s’arrête pas là…
Effectivement. En 2011, j’ai censuré, je me suis dit que j’avais dit ce que j’avais à dire sur ce thème de l’immigration et que je devais passer à autre chose, être un peu «folle» et donc j’ai fait parler un fœtus, dans dialogue imaginaire et imagé entre la mère et le fœtus
On reste néanmoins toujours dans un registre et des thèmes qui font appel à l’affect pourquoi ?
Parce que quand j’observe la société, je suis complètement touchée, je ne suis pas insensible et du coup, j’ai envie - peut-être pas de faire changer les choses, parce que un seul doigt ne peut pas nettoyer le visage - mais j’ai envie d’être parmi les cinq doigts qui vont nettoyer le visage. J’aime bien l’effet réel. Du coup: dialogue imaginaire et imagé entre la mère et le fœtus. Qui parle d’une jeune femme trentenaire – qui pourrait être moi aussi, (Rires Ndrl.) Cette femme n’a pas de couleur, c’est une femme actuelle du 21e siècle, qui doit savoir tout faire. Etre belle, intelligente, se marier, élever des enfants… Ce n’est pas évident parce que ce n’est pas un robot et elle est enceinte. C’est pour mettre un peu ces difficultés en exergue, je fais parler le fœtus
Qu'est-ce qui te passionne dans l’écriture?
J’écris parce que c’est une sorte de thérapie personnelle, parce que, ce que je ne peux pas dire, je l’écris. «J’apprends à parler» et ça n’a pas toujours été le cas. L’écriture est aussi un moyen d’exorciser, un cri du cœur, un moyen d’expression. Mais c’est également une passion que je nourris depuis mon adolescence
Parlons de «L’Instinct de survie». J’avoue que j’ai personnellement beaucoup aimé l’intrigue. Qui est Mady?
Mady n’existe pas. Cette fillette représente toutes les petites filles qui se font violer en Afrique, surtout en RDC, où on entend beaucoup parler de nombreux viols ces derniers temps. Ou en Inde où un cas de viol a récemment fait la Une de l’actualité… Mady ça peut être toutes ces filles
Dans cette nouvelle tu parles du viol, de la stigmatisation des albinos, du bannissement par la famille etc… des pratiques dont on entend encore malheureusement parler aujourd'hui et que certaines traditions ancestrales ou la superstition peuvent encourager… comment parviens tu à aborder tous ces thèmes dans une fiction?
C’est vrai que sur cette nouvelle L’Instinct de survie, l’actualité a beaucoup joué. Il y a une anecdote sur ce livre. J’ai commencé à l’écrire à Nice en 2010, mais soudain je n’en avais plus du tout envie, l’inspiration ne venait plus. Et l’hiver dernier je suis allé à New-York avec ma sœur et dans le métro, j’ai vu un couple d’albinos qui était vraiment très beau. Et je me suis dit ce n’est pas vrai ! – quand je pense qu’en Afrique et particulièrement moi-même quand j’étais gosse, quand on voyait des albinos, c’était la panique à bord, il fallait faire des rites, arracher des cheveux, cracher par terre etc… et j’ai eu un déclic et là j’ai su comment j’allais orienter l’histoire
Finalement tu fais surtout vibrer la corde sensible pour avoir de l’inspiration?
Exactement. J’ai vu ce couple d’albinos et ça m’a parlé. Mais je m’inspire aussi beaucoup de mes souvenirs en Afrique. J’ai été élevée en partie par ma grand-mère et il y a plein de choses que j’ai reçu d’elle et ça me sert beaucoup
C’était important pour toi de terminer sur une note d’espoir à la fin de cette nouvelle?
Ma foi oui. C’est comme dans les contes de Fée, parce que même dans un malheur, il peut y avoir un côté positif, quelque chose à tirer, ne serait-ce qu’une leçon. Pour revenir à l’histoire, c’était une manière de dire qu’un albinos a d’autres problèmes plus génétiques que spirituels et qu’il peut réussir et vivre normalement comme tout le monde
Tu parles aussi beaucoup de l’école. Comment peut-elle contribuer de ton point de vue à lutter contre certaines traditions bien ancrées, mais novices?
C’est très important et la fin du livre justement le fils de Mady va construire une école dans son village. Je pense que l’école peut apporter beaucoup, sans renier la tradition africaine, il vaut peut-être aussi l’adapter parce que le monde avance. Ce livre est un appel à l’instruction, un plaidoyer pour qu'on arrête de maltraiter les albinos et dénoncer aussi le viol de femmes qui n’est plus acceptable aujourd'hui et il faut plus de voix pour le dire
Est-ce que tes ouvrages sont disponibles au Congo?
Ce n’est pas évident, surtout quand on est un auteur qui n’a pas de notoriété. Si je dois être distribué au Congo, je devrais le faire par mes propres moyens et actuellement je ne peux pas. Donc on compte sur vous pour faire passer le message